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Sommaire
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Heidi et Peter Wenger, architectes à Brigue

| Confronté à la production récente et à des protagonistes encore en
activité, le travail de l'historien tend à se rapprocher des
disciplines comme l'anthropologie et la sociologie. Recueillir le
témoignage de l'activité par la mémoire de ses auteurs interdit la voie
classique de la « critique des sources ». L'interview, le compte rendu
d'entretien est alors confronté au document d'archive, aux textes
publiés.
La recherche en cours sur ces deux architectes tend à
reconstituer et à comprendre un parcours très singulier dans
l'architecture suisse. Heidi Wenger est la fille du syndicaliste Karl
Dellberg, cependant que Peter son mari est le fils d'un ingénieur
bâlois. Ces origines et la localisation de leur pratique dans une
région de passage et d'échange, mais toutefois très traditionnelle,
sont la toile de fond d'une recherche patiente et opiniâtre.
Les
Wenger ont produit une architecture centrée sur l'usage des espaces
bâtis, sur l'économie et la rationalité des structures. Ils présentent
un très rare cas (Heidi Wenger) d'architectes qui se sont exprimés sur
les conditions de production de leur oeuvre en des textes assez étendus.
La
recherche conduite depuis l'automne 2005 se déroule en parallèle avec
les efforts destinés à l'acquisition de leurs archives aux Acm. Une
exposition est prévue en novembre 2006. Les résultats de la recherche
seront publiés aux PPUR dans la collection les Archives de la
construction moderne.
Responsable: Pierre Frey
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Les revues d'art et d'architecture dans la collection Alberto Sartoris
 | L'un des éléments majeurs des archives Alberto Sartoris est sa
bibliothèque de travail, riche de quelque 20'000 volumes. En tant que
tel, cet ensemble exceptionnel mériterait une étude particulière, au
titre de « bibliothèque d'artiste » par excellence, un phénomène auquel
commence à s'intéresser la recherche historique internationale
(colloque à l'Institut national de l'art à Paris, mars 2006). Dans
un premier temps, la recherche se limitera au secteur des périodiques,
sous-ensemble relativement cohérent par sa chronologie (années
1930-1950 principalement), sa nature (revues d'architecture en grande
majorité) et ses fonctions (information et promotion). Il comprend plus
de 2000 livraisons et près de 150 titres d'une vingtaine de pays,
certes inégalement représentés, mais parfois d'une grande rareté. Le
corpus italien (futurisme, rationalisme) y est particulièrement
représentatif. Reflet des engagements du compilateur Sartoris, cette
collection documente de manière exemplaire l'émergence et l'évolution
d'un nouveau type de revue d'architecture et, singulièrement, les
stratégies de promotion du Mouvement moderne international.
Responsable : Antoine Baudin |
Inventaire de l'architecture du XXe siècle en Valais
| Un autre axe de travail s'articule autour de la conservation des témoins architecturaux de notre histoire et de l'intervention sur des édifices existants. Les Acm, en collaboration avec le bureau d'architectes Pierre Cagna à Sion, ont remporté un appel d'offres public pour l'établissement d'un inventaire de l'architecture du XXe siècle dans le canton du Valais. Ce champ de recherche, alimenté par les travaux conduits aux Acm (Heidi et Peter Wenger, l'ingénieur Alexandre Sarrasin, André Gaillard) orientera les décisions des autorités politiques visant à conserver et protéger certains témoins architecturaux contemporains.
Responsables : Pierre Frey et Martine Jaquet |
Villes et catastrophes: Les conditions du projet urbain dans le contexte des grandes catastrophes.
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Le
sujet de la recherche porte sur la reconstruction de villes ou partie
de villes ayant subit une destruction suite à une catastrophe
naturelle. La problématique de la reconstruction se pose
souvent en deux temps : l'urgence qui suit directement
l'événement et la reconstruction du contexte urbain
sur le long terme. Bien que ces deux phases soient étroitement
liées (les structures mises en place dans l'urgence peuvent
avoir des implications sur les développements futurs), ce sont
les moyens mis en oeuvre pour la planification de la reconstruction
sur le long terme qui sera l'objet de cette recherche. L'étude
portera plus spécifiquement sur les possibilités d'un
projet urbain dans ce type de contexte.
L'hypothèse
de travail pose comme principe que la catastrophe implique une
réorganisation des conditions spatiales, des rapports entre
les différents acteurs et donc des enjeux urbanistiques. Ces
nouvelles conditions imposent un contexte dans lequel la
problématique du développement urbain peut être
traitée de façon totalement nouvelle. On peut en
explorer trois axes principaux :
- Le
rôle des acteurs politiques et économiques dans le
contexte post-catastrophe, notamment en ce qui concerne la
réorganisation du foncier permettant des projets
urbains de grande envergure ; - La
prise en compte des enjeux sociaux et environnementaux,
révélés ou actualisés par la
catastrophe, de façon à permettre une reconstruction
durable et préventive ;
- L'utilisation
de la mémoire. Cette dernière se développe
de deux manières : la mémoire du lieu qui
concerne une compréhension culturelle et historique du
développement urbain à des fins de reconstruction ;
la mémoire de la catastrophe impliquant la question de la
survivance des traces de la destruction et de la « résilience »
de la ville.
Responsable : Julien Grisel |
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